La mer Rouge vue autrement

La côte de la mer Rouge est sans doute le littoral le plus célèbre au monde. Réputée pour ses magnifiques eaux turquoise et ses splendides récifs coralliens, cette région attire des milliers de voyageurs. Mais bien loin de l’agitation balnéaire, dans le désert Oriental s’élèvent les Monastères Saint Antoine et Saint Paul les plus anciens de la chrétienté. Les voyageurs peuvent également y découvrir les traces de campements pharaoniques et romains. Terre des wadis (oueds asséchés) elle recèle les trésors d’un art rupestre très ancien issu des cultures nomades. Cette région offre d’infinies possibilités aux voyageurs en quête d’aventure.

Wadi el Gemal : séjour écologique au coeur de la nature

Sur les bords de la mer Rouge, non loin de Marsa Alam, Wadi el Gemal ou « vallée des chameaux » offre la promesse d’un séjour au plus près de la nature. En 2003 la région, a été décrétée zone protégée et le Parc Wadi El Gemal est devenu la 24ème réserve naturelle d’Egypte. Cette région, avec ses mines d’or et d’émeraude, joua un rôle non négligeable dans le développement de la civilisation égyptienne.

Vestiges romains, ptolémaïques et islamiques, sites archéologiques et forteresses ponctuent le paysage. Vastes mangroves, récifs coralliens, désert… la diversité des plantes constitue un gigantesque herbier qui permet d’alimenter certaines espèces menacées comme les dugong et les tortues vertes.

Le parc accueille également des oiseaux comme le Goéland d’Hemprich, le Faucon concolore ou le Faucon lanier… et une grande variété de mammifères comme la Gazelle dorcas ou le bouquetin de Nubie.

C’est ici que vivent les « Ababda ». Ce peuple de bédouins habite la région depuis des millénaires en s’adaptant aux conditions difficiles dues à une exceptionnelle aridité. Vous pourrez découvrir la vie quotidienne de cette tribu, visiter des lieux d’une incroyable beauté et profiter des plages de sable blanc.

Les monastères de la mer Rouge

 

Les monastères coptes de Saint Antoine et Saint Paul sont les plus anciens du pays et de toute la chrétienté. Ils figurent aussi parmi les sites les plus sacrés de l’Egypte copte. En fait, le monastère Saint Antoine, niché au coeur des escarpements du désert oriental, marque le début de la tradition monastique chrétienne. L’origine de ce monastère, situé dans une région montagneuse proche du golfe de Suez, remonte au IVe siècle, époque à laquelle les moines
disciples de Saint Antoine s’établirent au pied du Djebel al-Galala al-Qibliya, où vivait leur chef spirituel.

Au cours des siècles, ce groupe d’ermites se transforma en une communauté. Aujourd’hui, le monastère forme un grand ensemble comprenant plusieurs églises et chapelles, une boulangerie et un jardin luxuriant. L’église Saint-Antoine, bâtiment le plus ancien du site, est érigée sur la tombe du saint et renferme l’une des plus importantes
collections de peintures murales coptes d’Egypte. La plupart d’entre elles remontent au début du XIIIe siècle. Aujourd’hui, à l’instar de Saint Antoine et de ses disciples, les moines mènent une vie entièrement centrée sur la prière. Perchée à 300 mètres d’altitude, après une montée de 1158 marches en bois, se trouve la grotte de Saint Antoine. C’est là que le Saint a passé les quarante dernières années de sa vie. On peut y profiter d’une vue superbe sur les collines et la vallée.
De l’autre côté du plateau de Gebel al-Galala al-Qibliya le monastère Saint Paul fut construit au IVe siècle autour de la grotte où se réfugia le saint pour échapper aux persécutions  romaines. L’église qui porte son nom constitue le coeur de l’ensemble monastique. Elle abrite une profusion d’autels, de cierges, d’oeufs d’autruche (symbole de la résurrection) et de peintures murales représentant des scènes bibliques. Le site donne un réel aperçu de l’ascétisme qui règne dans le désert Oriental depuis presque 2 000 ans.

Al Quseir : une parenthèse de calme

 

Posé sur une petite baie sablonneuse à environ 150 kilomètres au sud d’Hurghada, le village Al Quseir s’étire sur les rives de la mer Rouge. Dominé par une forteresse ottomane, l’endroit a conservé un charme incomparable et ne ressemble à aucune autre ville de la mer Rouge. En flânant dans ses ruelles bordées d’édifices aux balcons en bois et de maisons ottomanes vous découvrirez les locaux des anciennes douanes, la mosquée ou encore quelques mausolées. Le front de mer est ponctué d’une multitude de barques colorées.

La cité historique d’Al Quseir fut fondée à l’époque pharaonique. C’est ici que les navires en partance pour le pays de Pount (proche de l’actuel Djibouti) levaient  l’ancre. Ils en  rapportaient des produits rares et précieux : peaux de fauve, encens, ébène, parfums et ivoire.
Le port joua un rôle prépondérant dans le commerce entre la vallée du Nil, la mer Rouge et les autres pays. Il était aussi l’un des plus importants lieu de passage vers la Mecque, à tel point qu’au XVIe siècle, le sultan Selim 1er fortifia la ville. Plus tard, les Britanniques en chassèrent les Français et prirent le contrôle de la ville. C’est alors par Al Queseir que transitaient les épices en provenance d’Inde. L’ouverture du Canal de Suez mit un terme à ces activités.

Pour plus d’informations sur les ecrets de la Mer Rouge :

Bureau du Tourisme Egyptien
Tel : 01 45 62 94 42 – Fax : 01 42 89 34 81
www.egypt.travel

 

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